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La fusion des deux sociétés françaises crée le premier groupe privé de transport public au monde. Il aura fallu dix longs mois de négociation. Veolia Transport et Transdev ont signé mardi soir un accord de fusion qui entérine la naissance du premier groupe privé de transport collectif (tramway, bus, train, ferry) au monde. Présent dans 28 pays, le nouvel ensemble emploie 117 000 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 8,2 milliards d’euros. «Le transport public a changé, explique Antoine Frérot, le directeur général de Veolia. Auparavant, il fallait gérer un parc de véhicules et comprendre les logiques de territoires. Aujourd’hui, il faut mettre en place des offres de transport durables, c’est-à -dire plus vertueuses et moins polluantes. Cette transformation s’accompagne d’une concentration de notre secteur.»  Entrée en Bourse en 2011Veolia-Transdev, qui pourrait changer de nom «pour marquer un nouvel élan», aura pour principaux concurrents l’attelage Deutsche Bahn-Arriva (en cours de fusion), SNCF-Keolis (qui souhaitait se rapprocher de Transdev ou d’Arriva), et le britannique FirstGroup. Ce mariage a été permis par le retrait de la RATP du capital de Transdev, moyennant une reprise d’actifs. La Caisse des dépôts (CDC), qui détenait jusqu’ici 69,6% de Transdev, va souscrire à une augmentation de capital de 200 millions d’euros du groupe, pour arriver à parité 50-50 avec Veolia dans le nouvel ensemble. Les partenaires estiment qu’un avis des autorités de la concurrence devrait être émis d’ici trois à quatre mois. Ils prévoient ensuite une entrée en Bourse de Veolia-Transdev pour la mi ou fin 2011.
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Pour éviter un nouveau chaos, les Européens vont créer une cellule de crise et mieux se coordonner. Mais la décision de fermer l'espace aérien reste entre les mains des Etats.Après l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll, quelles mesures faut-il prendre en matière de gouvernance du ciel ? C'est autour de ce thème que les ministres européens des Transports étaient réunis mardi à Bruxelles… exception faite de l'Irlandais Noel Dempsey bloqué à Dublin par une nouvelle émission de cendres d'Eyjafjöll qui a imposé le blocage de l'espace aérien irlandais. «Aujourd'hui, nous avons fait un pas vers plus d'Europe avec des décisions partagées, une coordination et une coopération», a assuré le ministre des Transports espagnol José Blanco, dont le pays préside l'UE. Mais il ne s'agit pas, comme certains le souhaitaient de créer une autorité supranationale mais «seulement d'assurer des mécanismes de coordination» des décisions, a expliqué le commissaire européen aux Transports Siim Kallas. En clair :«La décision finale reste aux Etats», a-t-il reconnu. Lorsque le volcan islandais s'est réveillé le 14 avril, les Etats de l'UE, appliquant le principe de précaution ont fermé leurs espaces aériens. Ceci, sans concertation et pour des périodes liées aux évolutions de la météo, ce qui a empêché les compagnies aériennes de programmer leurs vols. «Les 15 et 16 avril, ce fut le chaos. Près de 100.000 vols ont été annulés et plus de 10 millions de passagers ont été bloqués», a commenté M. Kallas.
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Deux agents de sécurité de la RATP ont été épinglés par la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) pour «utilisation excessive de la force» lors du contrôle d’une passagère en 2008 à Colombes (Hauts-de-Seine), dans un avis dont l’AFP a obtenu copie. Selon l’avis, adopté le 12 avril par la CNDS et révélé mardi par le Parisien, les deux agents mis en cause «ont fait une application excessive de la force, action constitutive d’un manquement à la déontologie de la sécurité». Cet emploi de la force était «disproportionné à la situation et surtout à la capacité de résistance» de la passagère, ajoute la commission, qui «s’étonne» que les agents, dont l’un pratique «un sport de combat de haut niveau» et l’autre est un «réserviste actif de la gendarmerie», «n’aient pu la maîtriser autrement» qu’en la plaquant au sol. La CNDS avait été saisie le 3 septembre 2008 de cette affaire par le député Vert Noël Mamère, à la demande de la passagère. «L’avis de la CNDS est une sévère mise en garde pour les agents de sécurité et un désaveu pour la RATP, qui avait décidé de soutenir ses agents. Nous espérons que cela va faire avancer la procédure judiciaire en cours», a déclaré mardi l’avocat de la plaignante, Me Yassine Bouzrou.
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