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Le secteur aérien place beaucoup d'espoirs dans les biocarburants pour freiner sa consommation de pétrole et ses émissions de CO2, mais tout reste à faire alors qu'une croissance galopante lui est promise dans les prochaines décennies.

Début mai, la première compagnie aérienne allemande, Lufthansa, a annoncé son intention d'utiliser un mélange de kérosène et de biocarburant sur des lignes régulières d'ici à deux ans, après des vols d'essais d'Air New Zealand, Continental Airlines, JAL et KLM en 2008-2009.

"Les biocarburants, ça fonctionne", le problème c'est leur caractère durable, a affirmé Christian Dumas, directeur de l'environnement et du développement durable chez Airbus, lors du Forum international des transports qui s'est tenu cette semaine à Leipzig (est de l'Allemagne).

Certains biocarburants dégagent plus d'énergie que le kérosène pour moins d'émissions de dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre considéré comme l'un des grands responsables du réchauffement climatique.

Mais leur culture à grande échelle risquerait de s'imposer dans certaines régions du monde au détriment de besoins alimentaires de base, de l'eau ou des forêts. Leur production pourrait émettre plus de CO2 que leur usage permettrait d'en réduire.

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Le groupe aérien Air France-KLM doit publier mercredi 18 mai une perte d'exploitation record d'environ 1,3 milliard pour l'exercice 2009-2010. Une année plombée par la facture pétrolière et les pertes dans le court et moyen-courrier ainsi que le cargo.

En février 2010, le groupe franco-néerlandais Air France KLM avait prévenu que le résultat d'exploitation du quatrième trimestre de son exercice 2009-2010 (clos fin mars 2010) devrait être "du même ordre que celui de l'année précédente", soit une perte de 574 millions d'euros.

Compte-tenu des pertes déjà accumulées sur les neuf premiers mois de l'exercice, la perte d'exploitation devrait atteindre environ 1,3 milliard pour l'exercice. Ce sera le plus mauvais chiffre depuis le rapprochement d'Air France et KLM en 2004.

 

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La fusion des deux sociétés françaises crée le premier groupe privé de transport public au monde.

Il aura fallu dix longs mois de négociation. Veolia Transport et Transdev ont signé mardi soir un accord de fusion qui entérine la naissance du premier groupe privé de transport collectif (tramway, bus, train, ferry) au monde. Présent dans 28 pays, le nouvel ensemble emploie 117 000 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 8,2 milliards d’euros.

«Le transport public a changé, explique Antoine Frérot, le directeur général de Veolia. Auparavant, il fallait gérer un parc de véhicules et comprendre les logiques de territoires. Aujourd’hui, il faut mettre en place des offres de transport durables, c’est-à-dire plus vertueuses et moins polluantes. Cette transformation s’accompagne d’une concentration de notre secteur.»

 

Entrée en Bourse en 2011

Veolia-Transdev, qui pourrait changer de nom «pour marquer un nouvel élan», aura pour principaux concurrents l’attelage Deutsche Bahn-Arriva (en cours de fusion), SNCF-Keolis (qui souhaitait se rapprocher de Transdev ou d’Arriva), et le britannique FirstGroup.

Ce mariage a été permis par le retrait de la RATP du capital de Transdev, moyennant une reprise d’actifs. La Caisse des dépôts (CDC), qui détenait jusqu’ici 69,6% de Transdev, va souscrire à une augmentation de capital de 200 millions d’euros du groupe, pour arriver à parité 50-50 avec Veolia dans le nouvel ensemble. Les partenaires estiment qu’un avis des autorités de la concurrence devrait être émis d’ici trois à quatre mois. Ils prévoient ensuite une entrée en Bourse de Veolia-Transdev pour la mi ou fin 2011.

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Pour éviter un nouveau chaos, les Européens vont créer une cellule de crise et mieux se coordonner. Mais la décision de fermer l'espace aérien reste entre les mains des Etats.

Après l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll, quelles mesures faut-il prendre en matière de gouvernance du ciel ? C'est autour de ce thème que les ministres européens des Transports étaient réunis mardi à Bruxelles… exception faite de l'Irlandais Noel Dempsey bloqué à Dublin par une nouvelle émission de cendres d'Eyjafjöll qui a imposé le blocage de l'espace aérien irlandais.

«Aujourd'hui, nous avons fait un pas vers plus d'Europe avec des décisions partagées, une coordination et une coopération», a assuré le ministre des Transports espagnol José Blanco, dont le pays préside l'UE. Mais il ne s'agit pas, comme certains le souhaitaient de créer une autorité supranationale mais «seulement d'assurer des mécanismes de coordination» des décisions, a expliqué le commissaire européen aux Transports Siim Kallas. En clair :«La décision finale reste aux Etats», a-t-il reconnu.

Lorsque le volcan islandais s'est réveillé le 14 avril, les Etats de l'UE, appliquant le principe de précaution ont fermé leurs espaces aériens. Ceci, sans concertation et pour des périodes liées aux évolutions de la météo, ce qui a empêché les compagnies aériennes de programmer leurs vols. «Les 15 et 16 avril, ce fut le chaos. Près de 100.000 vols ont été annulés et plus de 10 millions de passagers ont été bloqués», a commenté M. Kallas.

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